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Vincent Martineau : un parcours inspirant

   Le nom de Vincent Martineau côtoie rarement celui des grandes vedettes offensives de la LHJMQ qui remplissent le coin des statistiques des médias. À preuve : deux buts, seulement en une carrière s’échelonnant sur trois saisons dans le circuit Courteau. Son accomplissement est d’un tout autre ordre, cependant, lui qui défia le destin en réussissant un exploit humain de rare envergure.

Un texte de Réjean Pigeon

   L’univers du solide gaillard natif de Terrebonne gravitait essentiellement autour du hockey lorsque la malchance le frappa une première fois le 22 janvier 2017. Fraîchement débarqué à Rimouski dans la foulée de la transaction envoyant Simon Bourque aux Sea Dogs de Saint John, il ne participa finalement qu’à une dizaine de parties. Une sérieuse blessure au ménisque du genou droit devait l’invalider pendant neuf longs mois, jusqu’en octobre de la campagne suivante.

   Pareil coup du destin aurait pu ouvrir une solide brèche dans ses aspirations futures. C’était mal connaître l’adolescent. Le choc initial passé, il s’attela à la tâche d’un long séjour de réhabilitation, malgré les prévisibles périodes de découragement. Doté d’une volonté et d’une détermination à toute épreuve, il ne ménagea aucun effort pour arriver à ses fins. Surtout qu’il pouvait compter sur ses parents, Carmen et François, son frère Phélix, sa famille de pension, ses coéquipiers ainsi que le personnel médical et d’encadrement sportif de la formation rimouskoise qui veillait au grain.

   Plutôt que de jouir à profusion des chauds rayons du soleil, il passa une bonne partie de son été à l’entraînement en salle, suivant à la lettre les recommandations des physiothérapeutes et de la médecin de l’équipe, la docteure Tina-Louise Gendron. Le jeune homme n’avait qu’une idée en tête : revenir au jeu après avoir retrouvé le plein usage de son membre blessé.

   Sa patience porta ses fruits alors qu’il put enfin renouer avec la compétition à l’automne 2017. Le temps de … 10 rencontres – comme à son arrivée chez l’Océanic – puisque le 28 octobre précisément, il fut encore une fois victime d’un accablant coup du sort. Un court mais rude choc lui enleva tout espoir d’un retour en permanence, causant chez lui une amère désillusion : même blessure au ménisque du même genou. Sauf que, cette fois, les dommages risquaient d’être permanents et la réhabilitation davantage longue.

   Indomptable, renoncer à son rêve de hockeyeur ne figurait pas au nombre des options du jeune homme. « Nous l’avons souvent ramassé en petits morceaux », de déclarer Jean-Nicolas Maisonneuve, chez qui il réside l’hiver. Sauf que son intention de revenir au jeu, elle, n’avait jamais changée. Accentuant les efforts, s’attardant aux moindres détails pouvant favoriser sa guérison et gardant une inébranlable confiance en ses habiletés propres, Vincent se remit résolument à la tâche. Malgré qu’il devait parfois prendre du recul face à des obstacles imprévus qui en auraient démoralisé plus d’un.

   Patiemment, cherchant sa motivation à côtoyer ses coéquipiers, jamais il ne rechigna aux exercices de remise en forme et en aucun temps sa passion pour son sport ne s’attiédit. Nul sacrifice ne le rebutait dans l’espérance d’atteindre ses objectifs.

   Avec le résultat que, après une autre longue absence de 13 mois et bien des incertitudes, il renoua enfin avec la compétition le 29 novembre dernier. « Une réalisation hors de l’ordinaire », de relater la docteure Gendron qui s’y connait en blessures aux genoux, sa spécialité. « Revenir à ce niveau élevé d’élite après pareilles atteintes relève de l’exploit. »

   Une action hors de l’ordinaire, certes, après deux années complètes d’inaction sur glace, presque. « Vincent se veut un modèle positif pour notre jeunesse en quête de héros à découvrir » d’ajouter Lucie Tremblay, conjointe de Jean-Nicolas Maisonneuve. Exemple de résilience à imiter, à l’évidence, pour ainsi rebondir après pareilles épreuves. Sans jamais s’apitoyer sur son sort, de surcroît.

   Puissant message qui enseigne justement que d’inépuisables ressources logent chez ceux qui cherchent à trouver leur chemin. Le secret consiste à se laisser guider par ses aspirations et à accéder au dépassement de soi. Fort à propos, le mot de la fin appartient  au père du joueur, François : « Qu’importe où la destinée de mon fils le conduira, celui-ci sait maintenant qu’il pourra toujours parvenir à ses fins. » Surtout avec l’impressionnant bagage d’expérience qu’il colporte depuis quelques années.

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